L'Ipad a été présenté par Steve Jobs comme une révolution, destinée à supplanter et à remplacer plusieurs autres machines...

Beaucoup d'analyses de professionnels font état d'une assez grande déception...
- présenté comme une alternative au portable classique, son manque de connectique (pas de port USB), sa capacité de stockage limitée, sa suite bureautique "light" payante le situent loin derrière le moindre petit netbook
- bien que disposant (en option et en supplément) d'un clavier physique, la saisie de textes se limite à l'usage d'un clavier à l'écran assez peu ergonomique : L’utilisateur est contraint de faire des allers-retours incessants entre l’application et le clavier (qui masque l'écran, et qui est encore en QWERTY pour l'instant)
- destiné à naviguer sur le web, son incapacité à lire le format Flash l'empêche de lire plus de 80 % des vidéos du net
- l'IPad est un appareil fermé : pas de possibilité de connecter un appareil photo, une webcam, c'est essentiellement une machine à consommer et non à produire
En fait l'IPad est destiné, comme l'ont montré plusieurs études, à faire fonctionner la boutique Apple qui garde le monopole de distribution de tous les produits qui peuvent fonctionner dans cette machine.
Et les marques branchées ne s'y sont pas trompé puisque, bon nombre des applications dédiées de l'AppStore sont des publicités séductrices...
Déjà sur le Mac, le verrouillage du système avait entraîné un monopole de fait d'un seul producteur d'applications (d'ailleurs excellentes) adaptées aux handicaps.
Avec encore moins de possibilités d'adaptations, l'IPAd me semble résolument destiné à tourner le dos aux mondes des handicaps.
Bernard Béville 2 février 2010
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